Du sexe et de la violence, telles sont les deux mamelles du manga contemporain avec entre les deux de l’audace, toujours plus d’audace mais aussi quelques préoccupations sociétales de temps à autre… ainsi, ce Dead Tube dénonce avec force cynisme et virulence la chienlit des youteubés, du voyeurisme, du sadisme et de l’appât du gain : la cupidité à son paroxysme en somme…
Le « dead tube » tourne donc à une compilaton de « snuff movies » dans une atmosphère bien tarée et brutale : jusqu’où peut-on aller en effet pour faire plus de vues, faire plus de fric ? eh bien jusqu’à la mort s’il le faut !
Le manga tient à peu près la route sur ces avanies de plus en plus violentes et cruelles pendant grosso modo les 10 premiers tomes avec un mélange à peu près égal entre le cul et l’hémoglobine, bien qu’il faille signaler quand même cette obsession un peu trop obsessionnelle pour les gros nichons… énormes ! là, franchement, ça devient n’importe quoi, oui un petit peu quand même.
Mais les 10 tomes suivants s’égarent décidément un peu trop régulièrement dans des rebondissements pourraves alors que l’intrigue principale se met à dérailler et prend des virages abracadabrantesques… On ne s’ennuie pas forcément mais on commence à trouver ces mauvais délires un peu trop stupides… et carrément lourdingues. Et en plus, on a beaucoup moins de cul, ce qui n’aide pas à l’indulgence.
C’est évidemment bien dommage quand même, car c’était assez marrant au début et bien voyeur aussi mais les auteurs ont complètement vrillé leur sujet, ce qui fait qu’au tome 20 et bien après, le manga tourne en rond sur lui-même, de façon grotesque, tentant de prolonger encore et encore son intrigue déjà éparpillée au sol…. et de plus en plus hors sol ! il aurait fallu s’arrêter bien avant.