Voilà, la trilogie Deadpool Kills se conclut. Après un premier opus médiocre et un second excellent, Deadpool Kills Deadpool n'avait plus grand chose à prouver...
Tout commence lorsque le Deadpool Corps (composé des membres classiques, Lady D, Dogpool, Headpool, Kidpool, mais aussi des nouveaux venus que sont Deadpool Pulp et un étrange Deadpool au masque à gaz que je ne connais pas) débarque sur la Terre 616 juste sous le nez du Deadpool de cet univers, celui que nous connaissons bien. Ils n'ont pas le temps de lui expliquer la situation qu'un autre Deadpool arrive pour les massacrer. Car le Deadpool des deux tomes précédents (qui n'est donc pas celui de la Terre 616, vous me suivez toujours ?), après avoir flingué son univers et s'en être pris aux classiques qu'il voyait comme la source de son univers et donc de sa crise existentielle, en vient désormais à la conclusion que la source du mensonge qu'est l'existence n'est autre que... Deadpool. Une infinité de Deadpools dont les rêves créent le tissu de la réalité. Il a donc réuni une armée de fanatiques Deadpools, et à leur tête, il se propose de massacrer tous les Deadpools, un par un, jusqu'à ce qu'il soit le dernier et qu'il mette fin à sa propre existence... Les Deadpools dissidents sont donc face à leur pire ennemi : eux-mêmes... fois 1000 !
Malgré quelques moments de grâce, ce DKD hélas ne s'en tient qu'à suivre son pitch, au demeurant très aguicheur, et n'apporte que très peu d'éléments mémorables (citons tout de même le Watcher qui a pour mission d'observer tous les Deadpools), et c'est bien dommage. D'autant plus que cela se fait au prix ni plus ni moins de TOUTES les autres versions de Deadpool. TOUTES. C'est-à-dire qu'au sein de l'univers Marvel, on considère que tous les Deadpools morts dans cette mini-série le sont pour de bon, et c'est franchement dommage, car malgré le manque de finesse de la série Deadpool Corps, ses personnages, ou une partie d'entre eux en tout cas, avaient un sacré potentiel, je pense en particulier à Dogpool qui avait un potentiel comique immense qui n'a du coup jamais été exploité... Cela en valait-il la peine ? Je ne sais pas. Je ne pense pas.
Sinon une des grosses forces de cette mini-série est la qualité de son dessin, il faut bien le dire, et on ne s'ennuiera pas.
Mais j'espérais personnellement un peu plus de qualité et pour une fois, un peu moins d'altération de la continuité (quand c'est pour changer l'univers principal les éditeurs sont très frileux, mais là pour flinguer des tonnes de personnages secondaires amusants on n'hésite pas...).