Oh quelle déception ! mais j’aurais dû lire le résumé avant, alors peut-être que… quoique… pas nécessairement en fait, car la curiosité l’emporte le plus souvent, surtout qu’ici Maître Boichi est au dessin…
Mais hélas, un dessin édulcoré, assagi, simplifié dans ce shonen, pour l’habitué des seinens bien plus matures et précis, c’est peu de le dire. Peut-être aussi parce que le rythme de parution est plus rapide et contraignant et qu’aussi, tout ce merdier compte en tout 27 tomes ! (Boichi dépasse d’habitude rarement les 10 tomes… et encore).
Mais c’est surtout ce point de départ aberrant qui interpelle et qui multiplie les incohérences grosses comme des maisons (3700 ans pétrifié dans de la pierre… mais je me porte comme un charme dans ce néo monde post-apo) et on se demande du coup comment l’éditeur a pu avaler un tissu de conneries pareilles et a fortiori le publier !
Ce qui s’ensuit est encore pire avec ce personnage principal très énervant, petit ado génie de la science infuse qui sait tout sur tout : tu lui donnes un cure-dent, il te fabrique un centre commercial ! les autres ne sont pas en reste, niveau connerie et caricature ambulante et désolante, typique du shonen bas du front et très con.
Non, sans déconner, c’est pas supportable… plus d’un tome ou deux et d’ailleurs le personnage féminin, d’habitude très important chez Boichi, est ici la cinquième roue du carrosse… Cela étant dit, ce n’est pas lui le responsable de cette débilité de manga, c’est l’autre cave, là, un inconnu au bataillon qui fait que de la merde (tes recettes pour fabriquer un thermos avec du gravier et de la grenadine avec des pissenlits, je m’en bats complètement les… oh non, c’est un manga pour les plus jeunes, de toute façon…!).