Ha tiens, ma couverture est en noir et blanc ; du coup je me demande si il existe deux versions du bouquin, une noir et blanc et l'autre couleurs.
L'intrigue n'est pas terrible à cause d'une narration bien trop expéditive, au point de ne pas toujours comprendre ce qu'il se passe ; en fait, pour comprendre pleinement le récit, il faut clairement se référer au film de Coppola qui lui prenait son temps pour raconter son récit avec toutes les subtilités qu'il comporte ; ici, on coupe dans le lard, on va à l'essentiel mais en rognant unj peu cet essentiel. C'est donc peu plaisant à lire.
J'aime beaucoup le jeu de contraste, la manière dont des personnages disparaissent dans la lumière ou au contraire (et plus souvent) dans l'obscurité. C'est un truc que j'aime bien, quand le dessinateur n'a pas peur de laisser le spectateur compléter une image, imaginer ce qui est invisible, ce qui est dans l'ombre (au contraire de ces auteurs qui ne peuvent s'empêcher de mettre un halo de sorte qu'il n'y a plus rien à deviner). En revanche, le trait de l'encrage est assez plat et triste : un trait fin qui ne se densifie jamais, qui donne une certaine froideur au dessin alors que le crayonné est assez dynamique à la base. Les cadrages sont sympathiques et l'on appréciera quelques trouvailles graphiques pour 'adapter' la mise en scène cinématographique de Coppola à une mise en scène plus digne d'une BD ; ce n'est pas toujours aussi réussi que dans le métrage, mais le dessinateur a le mérite de proposer des solutions, certaines étant sympathiques. Les personnages ont de bonnes têtes, les attitudes et expressions sont réussies. Les décors sont épurés de par le jeu d'ombre, mais reste convaincant en terme de reconstitution.
Bref, le texte est trop expéditif tandis que le dessin est un peu froid malgré un très beau jeu de contraste.