Rappel du contexte : Hanagami, mangaka de génie, et Miyama, assistant capable d'imiter à la perfection le style des autres, ont échangé de corps. Maintenant, Hanagami fait tout pour revenir au sommet tandis que son ancien assistant fait tout pour lui mettre des bâtons dans les roues.
Dans ce tome, Hanagami participe à un camp d'entraînement pour mangakas qui s'avère être une compétition pour voir sa première série publiée. Il se retrouve avec cinq autres aspirants mangakas isolé dans un manoir, soumis chaque jour à une épreuve, pour que le ou la meilleur.e gagne à la fin...
J'avais beaucoup aimé le premier tome, que j'avais trouvé vraiment rafraîchissant avec son concept et son intention de créer un shônen à partir du milieu des mangakas. Donc j'avoue avoir été moins emballé par ce deuxième tome, même si c'est pas du tout la catastrophe absolue.
En fait, mon problème ici c'est que tout va trop vite. On est introduits au camp d'entraînement et en un tome cette partie est pliée (avec un dénouement que j'ai un peu vu venir). Il est censé il y avoir 4 (ou 5 ?) épreuves mais on ne se concentre que sur la première et la dernière, les autres se déroulant sur quelques cases à peine. En comptant le héros, il y a six participants, mais ielles sont à peine esquissé.e.s, globalement réduit.e.s à des stéréotypes et avec un semblant de personnalité, mais qui n'est pas développé. On a bien des scènes avec plusieurs d'entre eux.elles, mais chacune est trop courte, et les relations entre les personnages évoluent sans qu'on comprenne vraiment ce qui les fait évoluer. Bien sûr, comme dans tout shônen, la présence et la passion du héros change l'état d'esprit de tous les personnages, les poussant à se dépasser, à reprendre confiance et/ou à s'ouvrir aux autres, mais ici on peine à comprendre pourquoi. Ça va juste trop vite, ce genre d'arc se déroule d'habitude sur minimum deux tomes (ou un et demi à la limite) donc c'est juste beaucoup trop court pour que ça fonctionne.
Le pire c'est que le problème d'un des personnages est qu'il va trop vite en besogne dans son travail et ne prends pas assez de temps pour créer la meilleure planche possible, donc ça fait un peu mal de retrouver la même impression pour le tome. Après, le tome parle aussi de la nécessité de ne pas trop en faire et de se concentrer sur le principal, n'empêche qu'ici ça fait un peu bâclé au niveau de l'histoire.
On pourrait croire que j'ai détesté la lecture de ce tome, mais en réalité ça reste un plutôt bon moment, notamment parce que tout l'aspect visuel/graphique est plutôt réussi. Le découpage et la mise en scène fonctionnent bien, et Ryō Ishiyama maîtrise très bien son style graphique, proposant un dessin vraiment chouette et satisfaisant encore une fois, qui se permet souvent pas mal de fantaisies et des décors détaillés. J'ai beaucoup aimé aussi le design des personnages dans ce tome, qui fonctionne vraiment bien et est rempli d'humour.
Voilà pour la critique de ce tome 2 de Dragon & Caméléon !