Avec Drome, Jesse Lonergan signe une bande dessinée à la narration singulière, presque expérimentale. Le récit joue sur la répétition et le mouvement circulaire, comme une boucle où l’action et le décor se déploient dans une spirale visuelle hypnotisante. L’auteur mêle abstraction et lisibilité, créant une lecture à la fois fluide et déroutante, qui tient autant de l’expérience graphique que de l’histoire au sens classique.
Si l’audace formelle séduit et surprend, elle peut aussi créer une certaine distance. Le lecteur est happé par l’inventivité visuelle, mais parfois au détriment de l’attachement émotionnel aux personnages. Drome impressionne par son originalité et son rythme visuel, mais laisse l’impression d’une œuvre plus cérébrale que viscérale.
Résumé : Une BD audacieuse et visuellement fascinante, mais qui privilégie l’expérimentation au détriment de l’émotion.
🔄 Une expérience graphique envoûtante, qui bouscule les codes sans toujours toucher le cœur.