En gros, c’est ‘balance ton porc’ en manga… mais dans une version Harlequin pour les nuls ou plutôt les ‘nulles’… En effet, le comportement de la gente féminine y est décidément peu flatteur. On comprend qu’elle soit apeurée, choquée et tout ce qu’on veut mais après tout ce qu’elle a subi (surtout vers la fin…), la voir toujours aussi molle et disons-le sans ambages, toujours aussi conne, franchement, ça énerve.
Volontiers névrosée, elle se console avec un élève de sa classe, un gentil lycéen que tout le monde convoite à dire vrai : toutes les filles de tous les âges lui tombent dans les bras ! une vraie caricature d’ado émo. D’ailleurs, malgré la gravité du sujet, on nage en plein shojo niaiseux avec la psychologie de comptoir qui va avec : de l’eau de rose à deux centimes de yen qui concerne tous les personnages, d’un bout à l’autre.
Ou presque cependant… car de temps à autre (mais rarement finalement), la violence de certaines situations est bien rendue et assez glaçante, il faut bien le dire. Mais les autres bécasses réagissent souvent de façon stupide (du masochisme sans doute ?) et le côté bisounours prédomine, y compris à l’égard de ce sale type pourtant haïssable (et pour cause !)… C’est donc « vous n’aurez pas ma haine » en fait !
Bref, tout cela est nunuche, énervant, aberrant même… voire incompréhensible. Le dessin n’est pas folichon pour sa part, souvent approximatif… mais rien d’alarmant en soi, les visages et les expressions restent heureusement assez soignés. Mais bon, quelle déception que ce manga en définitive très falot et sentimentalo-japoniais !