Sombre mélange entre Ernest et Célestine, Ernestine est une bd exutoire. Rien que le dessin, je me disais que ça allait me reposer l'esprit façon Georges Clooney (l'histoire vraie de l'acteur).
Ernestine, 9 ans, est difficile. Elle fume, joue au poker (balatro ?), fugue mais surtout elle est impertinente. Elle ne fait rien comme elle devrait faire et en plus elle a un ton. Sa mère est obligée de partir en thérapie à cause que son enfant soit pas normal comme les autres.
Pas aidée par une famille dysfonctionnelle, Ernestine reste une enfant avec ses insécurités. Elle fait pipi dans sa culotte par exemple. Terrible quand on a l'extra lucidité, le cynisme d'une Daria et qu'on est coincée dans la matrice.
La bd s'achève par une photo d'une vraie petite fille laissant planer l'angoisse que cet enfant existe vraiment. Un peu comme quand tu prends une photo d'une personne décédée et que tu la mets dans un truc d'IA et qu'elle se met à bouger.