A chaud je trouve cette version bd légèrement supérieur à l’adaptation de Del Toro, même si les deux ont leurs qualités et méritent vraiment d’être découvertes.
Ce qui fait la différence pour moi, c’est la dimension tragique de la créature : dans la BD, elle est encore plus touchante et désespérée, ce qui rend l’histoire plus forte. Victor,est très bien traité dans les deux versions, mais chez Bess il est plus détestable, sans aucune empathie pour sa création.
Les personnages secondaires comme William ou Elizabeth sont presque absents. Il y a cependant l’ajout de Sven (l’homme à tout faire) ça fonctionne bien et ne détourne jamais l’attention du cœur du récit. La partie dans la ferme est plus développée et un peu mieux menée je trouve tout comme le destin des proches de Victor, qui gagne en impact.
Il ne me reste plus qu’à voir la version de Kenneth Branagh, en attendant : cette BD est, pour moi, un indispensable.