Le film s’ouvre sur une voix d’enfant douce et posée qui donne un aspect de fable au métrage.
La voix nous raconte une histoire très troublante à propos de la fugue collective de 17 enfants d'une même classe à 2h17 du matin mais pourtant ce n'est pas du tout inquiètant, la voix, la musique, la façon de courir bras en arrière (comme arale dans dr slump de Akira toryama) font que ça pourrait être une fugue, heureuse, salvatrice, libératrice pour le enfants
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Le film pourrait tout à fait continuer sur quelque chose de positif, lumineux et ne pas bifurquer sur la voie de l'horreur
Le film adopte une structure chapitrée, alternant entre les perspectives de Justine (Julia Garner), Archer (Josh Brolin), Paul (Alden Ehrenreich), james (Austin Abrams), Alex (unique enfant non disparu), Andrew (proviseur) etc.... Ce choix offre de nombreux changements de ton: fable, tension sociale, thriller policier, action, horreur, puis zombie burlesque.
Le problème est que chaque chapitre reste une esquisse de personnage, J'aurais aimé que certains chapitres soient plus développés où s'arrêtent à un autre moment. Les différents personnages ne se retrouvent pas vraiment liés entre eux et leurs traumatismes comme leurs arcs narratifs restent superficielles.
Le film évoque des sujets forts, amène de nombreuses pistes de réflexions mais qui sont jetés en pâture et sont incomplètes sous-développé comme :
Le harcèlement scolaire, les violences policières, l'incompétence policière, les rituels occultes, les traumatismes parentaux, les armes à feu, la prof accusée injustement par les parents paniqués, le rôle et la place d'une prof vis à vis de ses élèves ect...ect...mais ne les développe jamais pleinement, elles ne sont jamais menées à leur terme narratif.
Pourtant impossible de défoncer le film car les acteurs sont bons, L’ambiance visuelle et sonore aussi, la mise en scène arrive à jongler entre les différences de ton du métrage et instaure sans problème de vrais moments d'angoisses, de malaises, de panique, de stress mais aussi de burlesque, d'action, de douceur...
J'ai bien aimé le dernier-tiers et le climax doté d'un ton plus burlesque qui ne m'a pas du tout déplu mais en soit la résolution est plutôt "balisé/classique" par rapport à ce genre de métrage.
Encore une fois (Comme tous les chapitres) le réalisateur n'arrive pas à finir le film d'une manière qui ne paraît pas être un aveu d'échec dans le fait de ne pas savoir quoi faire avec toutes les thématiques/idées du scénario et donc de les éparpillés à vau-l'eau sans en faire grand chose.
Bref 6/10