Cette BD, c'est l'horreur de la vie de Ginette Kolinka, mise en images.
J'ai d'abord été très rebuté par le dessin amateur de la dessinatrice. Un côté pas du tout maîtrisé en total inadéquation avec le sujet. Mais ce dernier a pris le pas et je me suis laissé emporté par le récit. Peut-être que finalement le dessin "amateur" sert l'antagonisme fait de la brutalité et l'ingénuité du propos présenté. On en ressort choqué par le fossé entre graphisme naïf et enfantin, et absolue horreur de ce qui est décrit. En cela, on touche du doigt le paradoxe sensoriel ressenti lors du visionnage de "La vie est belle" de Roberto Benigni.