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Karatoon
Dans la famille Itagaki, je demande la fille. Je la demande d’autant plus volontiers que Baki n’a trouvé sur moi aucune emprise. Si ; il y a peut-être eu le dessin. Ces grosses gueules, la curieuse...
le 29 juil. 2024
Baki est mon manga préféré, et j'ai longtemps attendu avant d'en écrire une critique, car je voulais écrire un truc qui lui rende vraiment hommage.
J'ai découvert le manga grâce à MisterEnzor il y a des années et la série m'a tapé dans l'œil à cause de son style de dessin très atypique. J'ai donc regardé l'animé Netflix qui, à l'époque, allait jusqu'à l'arc Mohammed Ali Jr., et qui fut une claque semblable à ce que m'avait mit Jojo quelques années plus tôt, j'avais l'impression de n'avoir jamais vu ça.
J'ai donc prit le manga Grappler Baki pour connaître le début de l'histoire, et il m'a REMIS une claque de nouveau.
Le père de Baki est Yujiro, l'homme le plus fort du monde, et Baki a été entraîné dès son enfance pour le remplacer un jour. Poussé par sa mère qui est une sorte de fétichiste des hommes forts déphasée (que ça ne dérange pas du tout de projeter ses fantasmes sur son fils, même s'il n'a que 13 ans)
On va donc suivre Baki sur 12 tomes, qui est un gosse bienveillant, qui va devoir renier sa nature pour plaire à ses parents névrosés, au point de se mettre à mort plusieurs fois en allant défier des adversaires beaucoup trop forts pour lui, juste parce qu'il est désespéré de rendre ses parents fiers pour avoir leur amour, qui ne lui est jamais accordé peu importe les efforts surhumains qu'il y met.
Et niveau écriture, ça fonctionne extrêmement bien, et c'est encore aujourd'hui le meilleur contre-argument à lancer aux gens qui trouvent que Baki est mal écrit. Les dialogues sont empreint d'un pragmatisme sur l'enfance anormale de Baki qui fait que tu crois à tout ce qu'il ressent, tu as vraiment de la peine pour lui quand ses parents le rejettent, et tu es galvanisé chaque fois qu'il dépasse ses limites. D'autant que Baki à 13 ans est écrit exactement comme Goku petit, c'est un enfant qui commence "fort pour un enfant", et qui, à la fin de son flashback, est devenu un demi-dieu que personne ne peut effleurer, qui dépasse de mille fois tous ses anciens adversaires, ce qui est jouissif à regarder.
Seulement, Baki n'est pas du niveau de Yujiro, l'enfance de Baki terminée, on avance de plusieurs années pour le Maximum Tournament, qui est l'arc qui fait la transition avec le Baki moderne tel que présenté par Netflix. Et qui, au passage, dure 21 putains de tomes. (!)
Le Maximum Tournament constitue la seconde moitié du manga et est tout simplement le meilleur tournoi jamais proposé par un shonen. L'ambiance "compétition nocturne" de ce tournoi et le grand écart qu'il fait avec l'enfance de Baki, qui était déjà un arc excellent, est incroyable.
L'auteur a fait le choix de montrer chaque combat en intégralité alors qu'il y a 32 participants (d'où la longueur). L'effet imprévu de ce choix, c'est qu'on va suivre la progression du style en même temps que la progression de la force des personnages, ce qui fait que les finalistes, qui étaient de simples participants au début, sont devenu des dieux parmi les hommes rendu en finale tellement le manga change entre le début et la fin du tournoi.
Alors mettons un point de départ. Les premiers combats ressemblent vraiment aux combats de l'enfance de Baki, où les personnages distribuent des patates à la chaîne comme des bonbons sans trop d'effet.
Mais passé un certain point du tournoi, le dessin des attaques augmente, chaque punch a droit à une case de "chargement", une case pour le coup, et une case où on voit l'effet (très souvent extrême) qu'il a, ce qui donne une lourdeur brutale à tous les impacts.
L'extrémisme des impacts est d'autant plus appuyée qu'Itagaki gagne, au cours de ce tournoi, un véritable don pour l'expression des personnages, les têtes des personnages quand ils prennent des coups sont vraiment EXACTEMENT les têtes que tu t'imagines faire quand tu douilles en vrai, elles sont communicatives instinctivement.
Rendu à la fin du tournoi, absolument chaque combat exsude une frénésie et une intensité qui excède de plusieurs crans les meilleurs combats de n'importe quel dragon ball. Et chaque nouvelle planche est un bijou.
Grappler Baki est un très grand nom du nekketsu, et mérite mieux que les critiques qui lui sont faites.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.
Créée
le 22 févr. 2026
Modifiée
le 26 févr. 2026
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