Années 30, New York. Après Giant, et ses immigrés irlandais constructeurs, retour dans l'univers de la Grande Dépression, de la corruption généralisée et des magouilles. Le quartier de Harlem est l'objet des convoitises mafieuses.
Une femme, Queenie la bien nommée, tient d'une main de fer son business de loterie qui a fait sa fortune. Dans un univers essentiellement masculin, sans concession, elle refuse toute alliance craignant de perdre la main et son influence. Elle engage également, par voie de presse, un bras de fer avec la police locale. Une nana ambitieuse, courageuse, qui risque d'avoir des ennuis dans le second tome de ce diptyque.
Un graphisme impeccable, une colorisation sombre très réussie (plus sourde mais moins nostalgique que le sépia de Giant.