J’ai tenu à peu près jusqu’à la moitié des 13 tomes -non un peu moins en fait puisque j’ai calé au tome 6- et force est de reconnaître la stagnation de l’histoire et la répétition très répétitive des combats… qui se ressemblent tous ou presque !
Pourtant, les deux ou trois premiers volumes aiguisent tout à fait la curiosité et laissent espérer sinon le meilleur pour la suite, au moins un intérêt croissant mais c’est le contraire qui se produit ! L’atmosphère si étrange s’étiole, de même que ce côté horrifique peu ragoûtant (pour ne pas dire dégoûtant parfois) dans ce qui ressemble à une Battle Royale désordonnée et involontaire…
Dans cet ‘enfer’, et parmi des mutants et/ou des boss, des crevards ne pensent évidemment qu’à buter les autres (participants…)... Le héros pour sa part est typiquement ‘shonen’, à savoir un ado à la masse mais surentraîné façon shinobi de la mort… ainsi sort-il des méga-pouvoirs de son cul et des méga-attaques à l’avenant… c’est pas Dragon Ball mais… presque !
En effet, une sorte de fantasy mystique s’invite régulièrement sur cette île très bizarre et participe bien sûr à cette ambiance intrigante et déconcertante, plutôt étouffante et sinistre à dire vrai. Le dessin n’est pas extraordinaire (euphémisme) mais fait le boulot néanmoins avec une certaine efficacité ; le fan service est assez réduit, hélas (le héros a trop la tête dans le cul pour penser à renifler des culottes de donzelles ninjas!).
En conclusion, quelques bonnes idées certes, une ambiance bizarre à souhait, beaucoup d’action mais un manga qui s’essouffle, se répète trop et pédale dans la choucroute avariée au soja sauce melon.