Mitigé, c'est le sentiment que j'avais après avoir lu le pitch d'Ikigami. Un vaccin tuant une personne sur 1000 ? Quel intérêt ? Comment cela a-t-il pu être mis en place ? Mais pourquoi n'y a-t-il aucune révolte ? Que fait la population, les Nations-Unies ?
Ne vous cassez pas trop la tête avec ces questions car il est clair qu'Ikigami n'a pas vocation à vous y apporter réponse satisfaisante. Non pas qu'il n'y réponde pas, juste que ce n'est vraiment mais alors vraiment pas ce que j'appelle une réponse satisfaisante. Ikigami tant dans son propos "dénonciateur" que dans son essai de thriller révolutionnaire qui se dessine en toile de fond des histoires d'Ikigami est malheureusement assez navrant. L'histoire est de base inintéressante et cet espèce de régime autoritaire ne fait tellement aucun sens que toutes ses "incroyables" révélation sur la loi Ikigami ne feront finalement rien d'autres que vous sortir de l'histoire.
Ikigami, c'est pour moi autre chose que la piteuse histoire du messager Fujimoto, c'est d'abord et surtout les histoires des gens qui reçoivent ces Ikigamis. En effet, l’œuvre se veut d'abord un recueil d'histoires courtes portant sur le même sujet "Que faire quand il nous reste 24h à vivre ?". Et ma foi, c'est là tout l'intérêt de l’œuvre car l'auteur, malgré son manifeste manque de talent quant à l'écriture d'une longue trame, arrive avec brio à nous raconter l'histoire de ces gens face à la mort. Toutes les histoires ne se valent pas, bien sûr, mais vous y trouverez probablement votre compte, réussir à avoir autant d'idées de personnages et de récits sur ce sujet tout en réussissant à toucher plutôt juste à chaque fois voire très juste quelques fois, c'est là la prouesse de l'auteur et ce qui vous fait continuer à lire Ikigami. Que ce soit le photographe, le chauffard repenti ou le graffeur, il y a des Ikigamis qui vous touchent et vous frappent.
5/10 c'est peu pour ce qu'Ikigami m'a fait vivre dans ses plus grandes heures, mais 5/10 c'est le prix à payer pour avoir autant gâcher son œuvre en développements inutiles et en incohérences scénaristiques. La piteuse conclusion de l'histoire en aura fini de me dégoûter de cette histoire ridicule. Dommage car Ikigami est une œuvre qui arrive des fois à montrer tout son talent et qui m'a tout sauf laissé indifférent.