Dans la lignée de sa précédente œuvre, Thorogood explore sa dépression, sous un axe cette fois-ci encore plus personnel puisque harnaché à une narration méta qui ne brise pas tant le quatrième mur qu'elle ne prend pas même la peine de le bâtir. Si les considérations intimes sur l'état de dépression et l'ombre pesante du suicide sont délestées par un humour auto-dépréciatif permanent, je reprocherai surtout au propos de ne pas oser aller tout à fait au fond, se recroquevillant souvent un peu vite vers une dérision schizophrénique. N'empêche qu'avec son titre d'album de post-rock larmoyant, Thorogood parvient tout de même aisément à capter l'attention, osant ici ou là des ruptures de ton visuelles, et alignant anecdotes cocasses et représentations plus imagées de son propos laminaire.