Une version quand même bien bien simplifiée de l'ouvrage original, même en ne se concentrant que sur la partie Inferno. Exit les longues logorrhées visant des aristos de l'époque que tout le monde aurait oublié sinon Dante (et même comme ça), mais aussi les Cercle eux-mêmes, concentriques et concentrés. Au fond, pas bien grave, tant ces fresques en noir et blanc jouent, comme Gustave Doré, sur l'aspect hautement pictural de ce qu'on peut trouver dans l'imagerie dantesque de la Divine Comédie. Bon, non pas que l'idée soit absente de l'esprit originale, mais la sur-présence naïve de Béatrice comme ultime horizon romantique, à force de vulgarisation, est ici comme le reste, réduit à un idéal simplifié, très contemporain donc très anachronique.