Dans le shaker, Hannibal Lecter, John Wayne et Maverick (celui avec Mel Gibson et Jodie Foster). Résultat, le dénouement d'un jeu de cache-cache sadique avec un méchant d'anthologie, aux dents éclatantes, qui ferait passer Milei et sa tronçonneuse pour des ceintures blanches de malveillance. Il fallait le trouver, ce médecin mégalo courant après le prix Nobel avant la lettre et amputant à tours de bras tout en manipulant l'opinion publique avec la maestria d'un populiste bedonnant comme notre histoire contemporaine en regorge. Les personnages secondaires s'étoffent (prix d'ingéniosité à Lin, la chinoise rebelle) et offrent de grands moments de jubilation. Le dessin reste impeccable, avec ses contrastes ultra-maîtrisés, et les pages se tournent quasiment toutes seules jusqu'à un dénouement qui appelle de nouveaux rebondissements. Ça tombe bien, j'ai eu le tome 5 à Noël !