Second tome des mésaventures sexy d’Eddy Bochrane et de sa belle, au cœur d’une préhistoire née sur les cendres de nos sociétés contemporaines. Jean-marie Arnon livre un nouvel opus autour d’une seconde icône du rock’n’roll, continuant de déifier le panthéon des fifties, et sur sa lancée d’humour simplet et graveleux, livre un second tome aux mystiques païennes pour dire la vacuité de l’homme sans désir de projection autant que son acharnement à vivre ses plaisirs simples.



Hommage déjanté au farniente, à l’oubli sensuel et au bon temps.



Où l’on retrouve Eddy donc, qui voit sa demande de la main de Wanda refusée par le père Statik, gentil mais décidé à promettre à sa fille un avenir convenable. Malgré tout, Eddy trouve le moyen d’emmener sa belle à la ville pour un festival de sosies : l’auteur fan iconise le King Elvis Presley, bananes grasses, déhanchements saccadés et pattes d’éléphant. Tout ne se déroule malheureusement pas comme prévu pour notre héros, au contraire,



série noire pour Eddy :



son dinosaure mobile tombe en panne, sa belle fiancée se laisse séduire par un autre et le pauvre barman des cavernes doit faire face à l’accumulation de dettes monstrueuses.


Sans compter qu’avec la disparition bientôt du saint peigne du King, la désolation dépasse l’aura maladroite et malchanceuse d’Eddy pour se répandre sur toute la vallée des hommes. L’occasion finalement, pour notre benêt, de sauver la mise une nouvelle fois et d’endosser encore l’inattendu costume du héros.


Dessin toujours riche de détails, peuplades primitives et accidents de parcours pour les démons du futur passé, bestiaire reptilien, Jean-Marie Arnon s’attache autant à faire vivre ses décors qu’à caresser les courbes féminines. La Caverne des Cœurs Brisés, sur la lancée de l’opus précédent, ne déçoit pas. Pas de sérieux, mais



le plaisir des divertissements visuels autant que de l’intellect :



Dinosaur Bop joue des codes d’une époque récente déjà désuète pour détourner avec malice une préhistoire de tous les dangers. L’aventure,



entre mystique crédule et acharnement frénétique des éléments,



est une très sympathique et agréable lecture.

Créée

le 7 mars 2017

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