Cette bande dessinée m’a emporté. Je n’ai pas lu le roman d’origine de Gil Adamson, mais j’ai ressenti très fort l’âme de ce récit.
L’histoire de cette femme éprise de liberté, qui traverse les rocheuses canadiennes pourchassée par deux brutes épaisses, les paysages grandioses et le trait de Glen Chapron : ce récit m’a happé dès les premières cases et le fait d’être en plein forêt ces jours derniers a certainement contribué au sentiment d’immersion.
J’y étais.
J’étais dans les pas de cette femme. J’ai eu peur quand elle avait peur, j’ai eu froid quand elle grelotait, et j’ai été pris par le souffle de liberté et cette hargne de vivre et de survivre qui porte Mary envers et contre tout (les hommes, la nature, le froid, l’infortune, you name it).
Comment ne pas être en empathie avec cette minuscule femme qui se dresse face à un monde qui l’écrase ? (*Toute ressemblance avec un ressenti face à la marche actuelle du monde ne serait pas du tout fortuite) Car même aux heures les plus sombres, même à bout de souffle, est ce qu’on ne s’accroche pas finalement toujours à l’amour et à la liberté ?