Certes, le scénario n’est pas d’une grande finesse mais un excellent prétexte à des scènes aussi drôles qu’audacieuses, Manara prenant un malin plaisir à caricaturer la nymphomane (télécommandée) et son environnement immédiat (spectateurs ou acteurs et leurs réactions… plus ou moins -dé-mesurées !). Sous un trait toujours élégant et épuré, un premier tome de grande qualité qui donne certainement envie de connaître la suite…
Une suite encore très créative dans le tome 2 avec quelques scènes très drôles qui fait la belle part à ce -toujours- magnifique déballage de la femelle en chaleur et du chambard qu’elle provoque… A propos, vous a-t-on dit qu’on voit des culs au fait ? et voire plus si affinités impromptues. Comme dans le premier tome, le dessin noir et blanc reste superbe.
Une autre petite bombasse dans ce nouveau tome qui se déroule… en Amazonie ! en plus de notre très chère et très perverse Claudia, bien entendu… Le scénario commence sans doute à partir en vrille, ça en devient délirant… et pourtant on rigole bien !
Ce n’est en effet pas qu’une Bd de culs délicieux, c’est aussi et surtout une satire qui vise étonnamment juste, sans être vulgaire malgré les dialogues souvent grossiers… (ah mais quelles salopes !). Certes un brin décousu, ce tome 3 n’en demeure pas moins le meilleur des Déclics.
Un dernier tome bien construit qui conclut (malgré une petite fatigue et une fin équivoque certes…) l’une des meilleures séries érotiques depuis longtemps… Manara s’impose avec Serpieri comme l’un des maîtres de la bd d’une élégante obscénité et d’une ironie sans limite ou presque.
A noter la présence d’un nouveau second rôle aux côtés de l’habituée Claudia : une dénommée Angelina (très jolie…) qui ne porte jamais de culotte, non, non… Une nouvelle édition couleur fort réussie des 4 albums est aussi sortie en 2009… bien qu’elle ait gommé si je puis dire la pureté du trait noir et blanc original (et incomparable).