Cette Bd démontre (encore, si besoin était !) que le Maestro Manara est le Michelangelo des culs, le Miculangelo en fait... et à cet égard il se compare aux plus grands en la matière, c’est-à-dire Serpieri, Shirow, Katsura et Boichi (entre autres)...
Loin de la sophistication de ces derniers, son dessin noir & blanc reste ici simple et épuré mais pourtant si précis et efficace ! Ce "parfum de l’invisible" est par ailleurs -en dehors de son côté merveilleusement pervers- souvent drôle et pas très éloigné d’une certaine commedia dell’arte sans complexe et même... un brin délirante !
Cet album reste bien évidemment léger -dans tous les sens du terme- (voire superficiel sans doute ?) mais elle reste un plaisir d’esthète, assurément.