Entre deux épisodes de Ed the happy clown , Chester Brown s'essayait à faire des planches de bande dessinés postées dans différentes fanzines. Et le résultat est super inégal et on sent que les récits qui se trouvent à la fin du volume (dont une fiction glaçante sur un de ses colocataire qui battait sa femme, des réflexion sur la schizophrénie, un délire débile sur un gamin qui s'est trop tiré le zboub) sont nettement plus maitrisé que ceux du début où on a des essais de blagues qui se finissent en eau de boudin et dont on sait qu'elles étaient faite plus pour se faire la main que pour raconter réellement quelque chose.
Le tout est annoté en fin de volume avec des anecdotes sur leur fabrication, ce qui me fait toujours un peu bizarre concernant les oeuvres du début qui n'ont pas grand intérêt (mis à part la première histoire sur le papier toilette qui a une chûte rigolote.) On dirait un réalisateur celèbre qui nous montrerait ses premières vidéos sur Tik Tok dont il fournirait des commentaires audio et dont les commentaires seraient plus intéressant que la vidéo en elle-même.
Voilà, ça se lit vite, c'est pas désagréable autrement.