Le Sculpteur part d'une idée assez simple mais particulièrement efficace. Jusqu'où un artiste serait-il prêt à aller pour pouvoir enfin créer exactement ce qu'il veut ?
David Smith est un jeune sculpteur qui ne parvient plus à vivre de son art. La Mort lui propose alors un marché : pendant 200 jours, il pourra sculpter absolument tout ce qu'il souhaite avec ses seules mains. Au terme de ces 200 jours, il mourra.
Evidemment, tout se complique lorsque David rencontre Meg, une jeune femme lumineuse, qui va bouleverser ses priorités. David découvre alors que les 200 jours qu'il était prêt à sacrifier pour son art prennent soudain une tout autre valeur.
J'ai bien aimé cette idée de départ et surtout la manière dont Scott McCloud l'utilise pour parler de la création, du besoin de laisser une trace et de la place que l'art peut prendre dans une vie.
Le dessin m'a également beaucoup plu, tout comme le découpage que je trouve très fluide.
L'utilisation du noir, du blanc et d'un bleu-gris donne une atmosphère très particulière à l'ensemble et renforce le côté urbain et presque intemporel des rues de New York.
Au final, un roman graphique magnifique et émouvant, qui parle autant de création et d'amour que du temps qui nous reste et de ce que l'on décide d'en faire. Et, malgré ses 500 pages, la BD se lit avec une facilité étonnante.