J'étais vraiment chaud pour l'aimer celui-là. Je ne connaissais pas du tout et la couverture de quelques albums disposés bien en évidence m'ont attiré. J'ai feuilleté, pas entièrement conquis par ce bref coup d'oeil, mais j'avais vraiment envie d'essayer. Et j'étais même prêt à me lancer dans une nouvelle série, chose très rare depuis plusieurs années. Ce qui m'a donné envie : le graphisme, l'aventure, le découpage.


Le scénario est hyper décevant. Les ellipses sont mal amenées et rendent le récit confus. Pas incompréhensible parce qu'au final, c'est assez linéaire et les explications sont très appuyées, mais disons que ça n'a pas de sens, ça va trop vite, la gestion du temps et de l'espace n'ont aucun sens. Ainsi donc on suit le gosse qui retrouve le père en train de travailler pour le Roi qu'il n'a jamais vu... tout ça en quelques planches, plus tard le père et le fils décident de piéger le traître, ils y parviennent sans qu'on sache trop comment (oui c'est expliqué mais c'est raconté comme si c'était un jeu d'enfant de mettre en place toute cette manoeuvre). Le roi, on ne sait pas trop ce qu'il glande, pas grand chose, on dirait qu'il n'a pas de vie en dehors des moments où on le voit. Ce secret de l'éther on a du mal à y croire, on ne comprend pas en quoi c'est absurde dans cet univers et pourtant, plusieurs personnes s'y intéressent. Plus j'y réfléchis plus je trouve qu'il manque des connexions pour rendre le tout crédible. Alors oui, si on lit passivement, ça passe crème, rien d'incohérent dans ce qui est raconté, mais c'est juste que rien n'est détaillé, que c'est facile (comme quand le fils saute et coupe la corde pour libérer le vaisseau à la fin). Les personnages sont à peine développés, surtout les secondaires.


Le graphisme est plus satisfaisant, quoi que parfois c'est un peu confus avec le surplus de texte et les personnages minuscules pour compenser (Scott McCloud déconseille de faire ça). Sinon la technique est maîtrisée et agréable. Avec de belles couleurs, plein de détails. Les personnages m'ont un peu trop fait penser aux animes. Le découpage est correct, la mise en page est bien aérée globalement.


Bref, un album qui avait du potentiel mais qui souffre d'un scénario écrit n'importe comment. Du coup je n'ai pas envie de tester la suite.

Fatpooper
4
Écrit par

Créée

le 8 déc. 2024

Critique lue 74 fois

Fatpooper

Écrit par

Critique lue 74 fois

D'autres avis sur Le Secret de l'éther - Le Château des étoiles, tome 1

Le Secret de l'éther - Le Château des étoiles, tome 1

Le Secret de l'éther - Le Château des étoiles, tome 1

9

OlivierC

292 critiques

Ambiance excellente !

Voilà une BD qu'elle est belle ! L’esthétique et l'ambiance sont sans pareil : on oscille entre Jules Verne, Tesla et Miyazaki, le tout en Bavière fin XIXe siècle, dans une atmosphère de complot...

le 19 oct. 2014

Le Secret de l'éther - Le Château des étoiles, tome 1

Le Secret de l'éther - Le Château des étoiles, tome 1

4

Fatpooper

14131 critiques

La belle Ether

J'étais vraiment chaud pour l'aimer celui-là. Je ne connaissais pas du tout et la couverture de quelques albums disposés bien en évidence m'ont attiré. J'ai feuilleté, pas entièrement conquis par ce...

le 8 déc. 2024

Le Secret de l'éther - Le Château des étoiles, tome 1

Le Secret de l'éther - Le Château des étoiles, tome 1

8

Narghilet

61 critiques

Critique de Le Secret de l'éther - Le Château des étoiles, tome 1 par Narghilet

Après avoir jeté un œil à l’affiche présentant le projet chez mon libraire, cela m’a tout de suite intéressé, particulièrement à cause de son design qui semblait présenter un univers digne de Jules...

le 4 nov. 2014

Du même critique

Taxi Driver

Taxi Driver

5

Fatpooper

14131 critiques

Critique de Taxi Driver par Fatpooper

La première fois que j'ai vu ce film, j'avais 17ans et je n'avais pas accroché. C'était trop lent et surtout j'étais déçu que le mowhak de Travis n'apparaisse que 10 mn avant la fin. J'avoue...

le 16 janv. 2011

Les 8 Salopards

Les 8 Salopards

5

Fatpooper

14131 critiques

Django in White Hell

Quand je me lance dans un film de plus de 2h20 sans compter le générique de fin, je crains de subir le syndrome de Stockholm cinématographique. En effet, lorsqu'un réalisateur retient en otage son...

le 3 janv. 2016

Strip-Tease

Strip-Tease

10

Fatpooper

14131 critiques

Parfois je ris, mais j'ai envie de pleurer

Quand j'étais gosse, je me souviens que je tombais souvent sur l'émission. Enfin au moins une fois par semaine. Sauf que j'étais p'tit et je m'imaginais une série de docu chiants et misérabilistes...

le 22 févr. 2014