Avant Watchmen et V pour Vendetta, Alan Moore signait avec Skizz une variation britannique d’E.T., à mi-chemin entre chronique sociale et science-fiction humaniste. On y suit la rencontre entre un extraterrestre échoué et une adolescente issue d’un milieu populaire, dans une Angleterre marquée par le chômage et la désillusion thatchérienne.
L’intention est noble, la sensibilité palpable — mais le récit manque de la densité symbolique et de la maîtrise narrative qui feront plus tard la réputation de Moore. Jim Baikie livre un dessin honnête, parfois touchant dans sa simplicité, mais sans éclat véritable. Skizz garde le charme des débuts : celui d’un auteur encore en gestation, cherchant son souffle entre compassion et colère.
Résumé : Une œuvre mineure, sincère mais inégale, où l’on devine plus qu’on ne contemple le génie à venir.
👁️ Une esquisse d’humanité avant la révélation des dieux.