Bien plus sympa que le précédent, ce tome marque un vrai renouveau et ça fait du bien. J’avoue que le train-train quotidien avait fini par me faire perdre peu à peu le goût de l’intrigue. Ici, l’histoire s’ouvre sur un épisode inédit : Jinshi demande l’aide de Mao Mao pour… ressembler à tout le monde. Son teint parfait pose problème et Mao Mao s’amuse franchement à le « mochifier » (oui, le mot n’existe pas, mais il est très parlant).
Ce tome permet aussi d’éclaircir certains mystères autour de l’identité de Mao Mao. Son « père » est eunuque depuis qu’il a choisi la voie de la médecine. Or, soit il est très jeune, soit il n’est pas son père biologique. La seconde hypothèse semble la plus plausible, et ce volume nous en donne enfin la confirmation. Le portrait de son véritable père est pour le moins particulier… Franchement, je sens que ce personnage va apporter un vrai piquant à l’intrigue et insuffler une nouvelle dynamique. Une variable très intéressante.
C’est aussi dans ce tome que les événements s’entrelacent enfin. Un fil rouge se dessine, un complot prend forme : fini les simples mini-enquêtes. Mao Mao va-t-elle réussir à faire toute la lumière sur cette affaire ? Le temps semble compté, et la fin annonce quelque chose de conséquent. J’ai très hâte de lire la suite.
Comme les précédents, ce tome explore le faste du Palais, tout en grattant la croûte du Palais des plaisirs. Les courtisanes n’y ont pas toutes une vie enviable : certaines peuvent choisir leurs clients ou se contenter de partager le thé, d’autres n’ont aucun choix. Les infections sexuellement transmissibles sont omniprésentes et font des ravages. L’autrice ne fait pas dans la dentelle et rappelle à quel point nous avons de la chance d’avoir des traitements et des moyens de prévention.
En bref, un tome réussi, plus intime, plus dense, où l’on se rapproche vraiment des personnages… et où l’attachement grandit.
Ma chronique complète :
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