Avec Les Fables du Roi des Aulnes, Juni Ba propose un récit hybride, à mi-chemin entre le conte, la fantasy et la fable politique. L’album revisite des archétypes du folklore pour construire une histoire de transmission, de pouvoir et de mémoire, où la figure du “roi” devient autant symbole qu’énigme. Juni Ba s’amuse à brouiller les pistes, multipliant les ruptures de ton et les variations stylistiques.
Visuellement, le livre impressionne par son énergie. Le trait est expressif, parfois presque brut, et la mise en page joue avec le mouvement et la densité des scènes. Cette inventivité graphique constitue la grande force de l’ouvrage. En revanche, le récit peut sembler inégal : la narration avance par à-coups, certains passages paraissent elliptiques, et l’émotion peine parfois à s’installer durablement. L’ensemble reste stimulant, mais laisse une impression d’œuvre plus intéressante dans ses intentions que totalement aboutie.
Résumé
Un conte audacieux et visuellement fort, mais narrativement irrégulier.
🌲 Une fable dense, dont la puissance symbolique ne trouve pas toujours son équilibre.