Dans Les Gardiens du Louvre, Jiro Taniguchi mêle autobiographie et fantastique. En visite au Louvre lors d’un court séjour à Paris, il se retrouve oppressé par la foule et l’agitation. Puis, soudainement, le musée se vide. Les œuvres semblent lui appartenir. La Victoire de Samothrace s’anime, revêt des couleurs et l’entraîne dans un voyage hors du temps.
Taniguchi dialogue avec les chefs-d’œuvre et rencontre des figures comme Van Gogh ou Corot. Le récit devient une redécouverte sensible de l’histoire de l’art, mais aussi de l’histoire tout court. L’auteur évoque notamment la Seconde Guerre mondiale et le rôle crucial de ceux qui ont sauvé les trésors du Louvre d’une possible spoliation.
Graphiquement somptueux, l’ouvrage rend justice aux œuvres originales par des reproductions soignées. À la fois hommage au musée et réflexion sur la mémoire, ce manga rappelle que l’art n’est pas qu’un plaisir esthétique : il est aussi un témoignage précieux qu’il nous appartient de préserver.
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