Je ne m'attendais vraiment pas à kiffer autant, peut-être même plus que le film avec lequel j'ai grandi et ai pourtant une tendresse malgré ses nombreux défauts (notamment d'avoir engendré, comme c'est dit positivement, l'irruption de tous les Ridley Scott et James Cameron comme cadors du cinéma US). Mais entre le design allégé mais d'un découpage net et précis et au trait finalement racé à la narration qui fourmille de détails et d'anecdotes, permet en filigrane de voir de nombreuses réflexions s'émailler sur la conception d'un film (narration, mise en scène) que sur la force insondable de la persévérance (aussi énigmatique que "la force des autres"). Enchevêtré de considérations économiques et du rapport de force à la Fox, qui joue au final le rôle du grand méchant, le meilleur rôle (comme croit l'acteur ayant accepté pour le fun d'incarner Vader avant de se rendre compte qu'on ne verra pas son visage et qu'on n'entendra pas sa voix, intégralement doublée ex post XD). Car La Guerre de Lucas, contrairement à l'individu qui a l'air très gentil mais pas le plus fun de la bande (Coppola tient le rôle) et au film quand même plutôt lourdaud en la matière, est très amusant, avec une galaxie de situations cocasses comme seul le réel peut le produire quand il est croqué avec autant de minutie.