Une dystopie de science-fiction typique des univers de Jodorowsky, pleine d’ironie et plus ou moins délirante, sans atteindre heureusement le caractère trop souvent outrancier des ‘Technopères’ (par exemple !)… c’est aussi une petite fable narquoise à tendance écolo-bobo, à savoir la nature exubérante et exacerbée contre le règne paranoïaque du béton et de l’acier à l’échelle d’une planète entière !…
Le troisième et dernier tome marque cependant le pas dans l’intrigue avec une fin expédiée, des révélations sorties d’un Kinder-Surprise et une résolution de l’intrigue très bâclée. Heureusement on ne s’ennuie pas, car il se passe toujours quelque chose quand même. Et puis les filles ont des gros seins, des bouches pulpeuses et le style global est assez original…
Tout cela est servi par les dessins très beaux de Beltran (qui utilise avec habileté les décors numériques) dont la clarté et la précision sont des plus agréables, sauf vers la fin du dernier volume qui coïncide avec la conclusion précipitée de la trilogie. Globalement, cette série reste néanmoins trop moyenne pour convaincre, la faute à un développement manquant par trop de rigueur.