Recueil de six histoires courtes, Mon Dernier Jour au Vietnam, ce sont « des histoires de soldats en temps de guerre et de leur engagement dans un combat plus vaste ». Six anecdotes presque, futiles et morbides,
à la légèreté tragique.
Un planqué peureux manque de mourir lors de sa dernière mission ; le détachement imbécile des journalistes accable un de leur confrère touché de près par le conflit ; le danger omniprésent menace les soldats jusque dans leurs oublis de chair ; l’ennui des journées de garde se trompe à coups de fusil sur les civils ; le mastodonte énervé du régiment n’est pas le monstre qu’il semble être. Will Eisner compile les souvenirs et
raconte la mort débile, inutile, évitable.
C’est court, direct. Ça manque cruellement d’émotion et ressemble à un petit catalogue de lieux communs. Le dessin est agréable et lisible mais l’aspect peut-être le plus intéressant de l’ouvrage, ce sont les photographies du conflit qui séparent les récits.
Intéressant pour le témoignage et les évidences martiales. Moins pour l’humain.
Matthieu Marsan-Bacheré