Un monde ‘mutant’ post-apocalyptique très étrange qui porte la marque de son dessinateur dont on reconnaît immanquablement la patte : Corben, un ovni du style dans le monde des comics ! Un dessin étonnant et soigné surtout à l’égard de ses personnages et de ses ‘tronches’ ainsi que des couleurs qui se marient tout aussi étrangement alors qu’elles ne vont pas ensemble… enfin, normalement !
L’effet n’est pas seulement graphique, il est lié aussi à ces petites séquences imaginées par l’auteur Strnad qui font office d’histoire dans ce monde de tarés et de dégénérés : pas vraiment d’histoire à vrai dire, sauf à la toute fin : on se fout sur la gueule parce qu’on a la dalle, tout le monde crève la dalle, y compris les mutants, les bêtes et les monstres…
Et bien entendu, le ‘héros’ ou anti-héros à la tronche simiesque, Dimento le costaud con comme ses pieds, est surtout un Candide post-apo qui erre comme un pauvre hère… Un album clairement bizarre donc, pour ne pas dire très étrange : un bien étrange mélange qui ne cesse pas d’interroger et d’interpeller, assurément.