Ça partait d'un bon sentiment...
J'avais pourtant sous les yeux un synopsis intéressant doté de l'anti-héros le plus puissant et le plus vicieux qui ai jamais foulé ce genre d'univers.
Ce Nemesis a non seulement tous les pouvoirs mais il est d'un machiavélisme rare et il possède des moyens financiers considérables. Ce qui lui permet non seulement de se confronter à des armadas de types armés jusqu'aux dents mais aussi de piéger ses adversaires en usant de mises en scènes dignes des plus grands studios Hollywoodiens. Ajoutez à toutes ces 'qualités' humaines une absence totale de respect pour la vie d'autrui doublée d'un profond sadisme, et vous comprendrez aisément mon engouement pour ce genre de spécimen !
Mais à quoi bon donner vie à un tel enfoiré si c'est pour lui infliger un suspense caricatural outrancier, un fil rouge mal maitrisé et une écriture des personnages sans aucune profondeur ?
Le plan 'sans faille' de Nemesis est ponctué de grossièretés scénaristiques et d'actes totalement absurdes sans queue ni tête, et il semblerait finalement que certaines idées de twist ne soient venus à l'esprit de Millar que parce qu'il se disait que ça rendrait bien sur une double page.
Après lecture on se dit que décidément, aucun discours ne ressort vraiment de cet ouvrage qui semble juste vouloir déranger.
L'équivalent d'un gamin de 13 ans qui met le feu au chat de la voisine pour qu'on le remarque.