Dans ce manga décidément étonnant (et qui ne laisse pas d’étonner à bien des égards), on retrouve un petit air des « Garçons qui venaient du Brésil »… une histoire un peu dingue des enfants (au pluriel !) du Führer !
Un peu rocambolesque par moments, je dois dire, cette étrange intrigue dont les rebondissements rebondissent assez haut… surtout à partir du tome 6 au cours duquel les évènements prennent un tournant encore plus ‘fantastique’ que d’habitude… il est à noter qu’un tome 6.5 est paru uniquement en numérique (une moitié de tome en fait) et qu’on attend depuis lors (soit 2020) toujours la suite… et enfin la conclusion éventuelle !
En tout cas, l’ambiance est toujours excellente : paranoïaque, sinistre, froide, cinglée… et restitue (on est en 1940) la folie des SS, le fanatisme national-socialiste avec une couche d’ésotérisme très fascinante par dessus…
Le dessin participe à cette étrangeté, un dessin assez crayonné qui fait penser -légèrement- au style occidental de Bilal, car le style n’est pas si mangaesque que ça ; on apprécie l’expressivité des visages et le soin apporté non seulement aux visages mais aussi aux décors et environnements, ce qui donne une unité de style remarquable. On attend cependant (toujours) une conclusion… qui n’arrive pas, l’auteur s’est sans doute un peu perdu dans son propre récit ?!…