Un manga du style « ecchi » qui expose volontiers ses courbes et ses tétons frémissants au moindre prétexte : c’est évidemment le but recherché, à savoir de titiller et surtout de pouvoir mater les ébats de part et d’autre, notamment ceux du voisin et de la voisine, chacun et chacune de leur côté, via le petit trou qui sépare ou plutôt qui relie leurs deux appartements…
Le dessin sert joliment ces desseins, à la fois maîtrisé et pervers ainsi que d’une grande clarté même si au niveau des derrières, il ne tutoie pas les sommets des maîtres en la matière (Boichi, Shirow, Manara ou Serpieri entre autres !).
Hélas, l’allumeuse aux évidentes préoccupations masturbatoires est horripilante d’immaturité et de bêtise ; le benêt qui tire à droite et à gauche est presque aussi con et ce jeu de dupes (je te mate un jour sur deux, sauf le dimanche) fait long feu : que c’est bête et très gnangnan !
Dès le second tome, la répétition et la caricature des situations ne parvient pas à maintenir l’intérêt déjà très mince et la censure très lourde -commune aux mangas de ce genre- est plus frustrante que jamais, écartant cette Bédé à l’élection -l’érection ?- d’un bon album de cul. Bref, que des défauts ici et un ennui bien plus prégnant que la pseudo perversité de ce manga même pas drôle pour rattraper le coup !