Dès les premières pages, j’ai su que j’allais adorer. Le ton est donné immédiatement : dialogues ciselés, situation de départ totalement WTF… Le premier chapitre est un bijou de mise en situation. On comprend vite qui sont les personnages, ce qu’ils foutent là, et quel est l’enjeu de départ. Pas de temps mort, pas de détour : ça démarre fort et bien.
C’est irrévérencieux, ultra-violent, bourré de punchlines qui claquent – un cocktail d’humour noir parfaitement maîtrisé. Et comme souvent avec Garth Ennis, on tape là où ça fait mal : la religion, l’hypocrisie, les faux dévots qui s’en servent pour justifier leurs pires actes. Ça gratte là où ça démange, et ça fait du bien.
La fin de ce premier tome est digne d’un Tarantino : explosive, jouissive, une véritable apothéose. Ça monte en puissance tout du long pour finir en feu d’artifice.
Côté dessin, Steve Dillon signe un sans-faute. Chaque émotion est parfaitement retranscrite, et la violence du récit est mise en image de manière brutale, directe, sans détour. Âmes sensibles, passez votre chemin.
J’ai tout simplement adoré ce Preacher tome 1. C’est un des meilleurs comics que j’ai lus. Un classique instantané.