J’ai du mal à comprendre la vision de l’auteur dans Prisonnier Riku. Le personnage principal, Riku, est présenté comme quelqu’un qui a vécu des choses dures, mais il reste pourtant très enfantin dans sa manière de penser et d’agir. Ça crée un décalage qui rend parfois difficile de le prendre au sérieux.
Le manga suit en plus une structure très classique de shōnen : à chaque tome, Riku s’en sort grâce à une forme de “pouvoir de l’amitié” ou à une détermination presque magique. Le problème, c’est que ça enlève beaucoup de tension. On a souvent l’impression que peu importe la situation, il va s’en sortir sans réelle logique.
Certaines scènes poussent même ça à l’extrême. Par exemple, Riku encaisse des dizaines de coups face à des adversaires beaucoup plus imposants physiquement, puis réussit à gagner presque par hasard, sur un enchaînement improbable. Ce genre de facilités scénaristiques casse complètement la crédibilité des combats.
Il y a aussi l’élément de la météorite, qui est censé donner une dimension particulière à l’univers. Mais au final, on a l’impression qu’elle ne sert pas vraiment à grand-chose. Le manga aborde des thèmes comme la corruption, les inégalités sociales, ou la surpopulation carcérale — des sujets déjà bien ancrés dans la réalité. Du coup, pourquoi introduire une météorite si elle n’apporte pas une vraie plus-value au propos ?
Au final, Prisonnier Riku donne l’impression de vouloir traiter des sujets sérieux, mais en restant coincé dans des mécaniques très basiques de shōnen, avec des raccourcis scénaristiques qui nuisent à l’ensemble.
ps : les méchants sont plutôt bien écrit . même si on reste sur un processus très lambda du ( méchant trop fort , méchant battu par pirouette scénaristique , flashback , méchant pas si méchant , méchant devient allié.