Des mangas qui se passent dans des bahuts, il y en a des wagons entiers, c’est même la marque de fabrique (ou l’une des marques) de l’industrie du manga tout entière ! et comme souvent, ça se bastonne la gueule au bahut entre bandes de jeunes coiffés comme des culs qui n’ont pas (encore) compris qu’on n'est plus dans les années 50…
On suit ici l’un des pires d’entre eux ou plutôt le pire de tous, à savoir le bourrin de base qui veut devenir boxeur mais qui chope un mauvais accent (marseillais) lorsqu’il s’énerve et se met à bégayer par la même occasion : un vrai blaireau de base à la fois ridicule et pathétique dont une gourdasse va vite s’amouracher à l’insu de son plein gré (elle a la tête pleine d’eau).
Quoi qu’il en soit, on s’emmerde très vite alors que tous les clichés sont de sortie ici et que ces querelles et atermoiements de jeunes abrutis nous les cassent plus vite que la lumière et à cet égard, on finit à grand peine le premier tome (et dire qu’il y en eut 42 !).
Le dessin n’est foncièrement pas mauvais mais bien trop contrasté et trop sombre à la fois, ce qui donne une lisibilité souvent confuse. Hélas, les personnages ont tous des tronches de mongolos pas sortis de l’auberge, y compris les rares filles. Bref, c’est bête à bouffer du foin et ça finit dans les cordes. Et la poubelle.