Je l’avais lu il y a un bout de temps, ou du moins, j’avais tenté de le lire avant d’abandonner après un certain nombre de tomes… je ne sais plus exactement en tout cas. Aussi, néanmoins, prenai-je mon courage à deux mains et entrepris-je de m’y remettre sérieusement comme une sorte de défi inopportun en somme, ne sachant si cela serait pire ou… bien pire encore.
Et le verdict tomba assez vite, comme le couperet ou plutôt la guillotine, emblème de notre fierté nationale, plus utlisée hélas depuis belle lurette. Mais je m’égare sans doute… quoique, pas entièrement, car la guillotine a guillotiné le manga vers la moitié du second tome ! aussi sec !
Je ne m’y attendais pas, car le premier tome est certainement bien mené et tout à fait divertissant, voire assez drôle parfois. Il y a déjà beaucoup de combats, un peu trop peut-être et encore plus par la suite, avec des personnages bien tarés et/ou complètement loufoques…
Cela m’a fait penser au fameux Dragonball mais sans les qualités inattendues qui vont de pair, comme par exemple ce subtil équilibre entre des délires échevelés et des enjeux plus dramatiques… Dans Ranma, on se cantonne surtout à la bouffonnerie pure et simple… et puis, c’est tout. Quant au reste, c’est-à-dire quand l’hystérie bouffonne ne sévit pas, on a juste à de la niaiserie, bête et superficielle.
Dommage, évidemment, car l’idée de départ est géniale… mais bien trop maladroitement exploitée. Quant au dessin, il fait à peu près l’affaire mais sans plus : c’est plutôt simplet pour tout dire, voire à peine satisfaisant, pour ne pas dire souvent moyen. Donc, grosso merdo, un tome et demi sur 38, ce n’est pas terrible comme rendement… donc, ça nous fera 1, juste 1 !