On trouve et retrouve souvent dans les mangas une originalité et une audace très créatives… pour le meilleur parfois mais trop souvent hélas… aussi pour le pire ! il ne suffit pas en effet de sortir une idée « délirante » juste comme ça, il faut savoir l’exploiter, la développer correctement, lui donner forme et corps !
Or, avec un « slime » (ou une slime ?) cette sorte de gelée informe au sein de laquelle ce blaireau s’est réincarné (sic ?) on ne peut pas dire que les auteurs aient réussi à en faire quelque chose de vrament… digne d’intérêt. Tout au plus, une espèce de chose qui éveille vaguement une curiosité polie mais qui ne tient certainement pas le premier tome en entier, loin de là, car on s’emmerde rapidement ici.
Il faut dire que l’arc narratif (si l’on peut dire) qui consiste à s’appuyer sur des mécaniques (façon de parler) de jeu de rôle à la japonaise s’avère à la fois ridicule et très répétitif, rendant l’évolution du slime invraisemblable alors qu’elle n’était déjà pas crédible une seule seconde.
On reste donc régulièrement consterné par ce manga résolument ennuyeux mais également pas drôle pour 100 yens, malgré des tentatives d’humour avortées qui tombent à plat systématiquement ; le dessin pour sa part n’est pas si mal fait mais se signale surtout par… rien du tout : c’est sans relief, très standard et standardisé et à vrai dire aussi chiant que le reste.
Il faut donc faire tomber ce manga dans le broyeur et l’envoyer au recyclage, afin qu’il serve au moins à quelque chose dans sa prochaine vie et qu’il soit réincarné par exemple en rouleaux de papier-cul !