Boarf, je ne sais pas pourquoi je continue à lire ça et à acheter ça, sans doute car je suis la série depuis quinze ans... J'ai lu et relu les premiers tomes jusqu'à la fin de Bételgeuse (le deuxième cycle), Antarès a fini par me lasser un peu, les survivants également... d'ailleurs je ne me souviens plus du tout comment ces deux aventures se terminent alors que je les ai lu beaucoup plus récemment. Ce qui fait que lorsque je commence Retour sur Aldébaran, ben je ne me souviens plus trop de personnages, plus de l'intrigue des bouquins précédents... Donc c'est un peu chiant de s'y remettre.
Mais bon, c'est toujours un plaisir de retrouver Kim... et Kim... Franchement je crois que j'aurais dû le voir venir avec les premiers tomes de Bételgeuse, mais Marc, le héros du premier cycle est toujours là, dans le fond, mais ne fait plus rien, ne prend plus aucune décision, il est un figurant de la BD qui a fait de lui un héros. Triste.
Alors je vois bien que Leo a envie d'être un progressiste (c'est même dit dans le résumé des opus précédent au début du tome), de se battre contre l'obscurantisme religieux, d'être féministe, etc. Mais là ? Franchement ? Réussir à faire une super héroïne, immortelle, plus intelligente, plus forte que tous les autres, boarf. Surtout que les autres n'ont plus aucune personnalité, l'héroïne des survivants qui est réutilisée ici et qui par un hasard des plus « deus ex machina » devient la besta de Kim, n'a aucune différence avec l'héroïne de Bételgeuse (qu'on ne revoit plus si je ne m'abuse ?), c'est le même perso de blonde générique au grand cœur.
Leo embrasse tellement le progrès qu'il a arrêté d'hypersexualiser (un peu) ses héroïnes... et il n'y a plus de baise, quasiment plus de nichons... où est le Leo que j'aime ?
Après l'histoire en elle-même est pas inintéressante, malgré les éléments téléphonés, c'est encore et toujours la même chose, un nouveau monde à explorer, des religieux pas gentils, des mystères qui te feront acheter la suite (et oublier les éléments de résolution qui sont totalement lambdas).
C'est un premier tome correct... voilà... mais c'est tout. Disons qu'il remplit son office de donner envie d'acheter, de savoir ce qui va se passer et d'engager le lecteur sur cinq nouveaux tomes. Mais c'est un peu tout.
En plus on nous invente de nouveaux personnages, comme s'il n'y en avait pas assez d'anciens. C'est assez désespérant, parce qu'on sait qu'ils sont à usage unique et que bientôt ils disparaîtront comme notre cher Marc... abandonné de son auteur.
Ah et clairement il faut arrêter le manichéisme, parce que là on a clairement le bien contre le mal (comme depuis le début en fait), c'est un peu désolant, un peu de subtilité ne ferait pas de mal. Néanmoins quand tout ça sera finit, je les relirai bien tous... Mais j'espère surtout une vraie conclusion, pour tous les personnages qu'il a introduit, qu'on a chéri...
Ah et le changement de logo ou de coloriste n'apporte strictement rien... et la couverture est d'ailleurs assez laide et générique...