Ce titre m’a intrigué dès l’annonce de sa sortie… La sublime couverture sans doute^^
Mais c’est l’extrait proposé par le Lézard Noir qui a fini de me convaincre… Et j’ai pas été déçu !
Alors soyons franc, le pitch de départ à comme un gout de déjà-vu/lu… Mais le tout est de savoir comment c’est géré et raconté.
Et ici Eldo Yoshimizu, l’auteur, nous livre un récit de haute qualité ! Déjà on sent que Ryûko est un peu un hommage aux vieux films de Yakuzas ; Mais pas un hommage rétro et daté, le titre est moderne et actuel. Autre indice, le rendu ou le découpage cinématographique de certains plans et scènes, qui poussent encore à l’immersion totale dans le récit. Récit qui est prenant et immersif et dont le déroulement renvoie aussi au cinéma. Et le tout fonctionne impeccablement!
C’est noir, prenant, dynamique et immersif… Franchement j’ai enchainé mon tome d’une traite, sans aucuns temps-morts. Ryûko alterne passages d’actions et passages narratifs, ou l’intrigue, à travers de nombreux flashbacks, prend de la profondeur et tout son sens pages après pages.
Eldo Yoshimizu nous dépeint une pègre crue et sombre ou rien n’est tout blanc ou tout noir… Ceux qui comme moi aiment les films ou les récits bien ficelés de vrais gangsters seront aux anges, tant ce titre colle aux classiques du genres. Le dessin sombre et rétro de l’auteur et le rendu cinématographique du récit en font une réussite autant sur le fond que sur la forme.
Ryûko est une héroïne de choc (et de charme^^) qui « hypnotise » le lecteur pages après pages. Chef de clan, mais surtout femme au sombre passé, on veut en savoir plus sur cette mystérieuse Yakuza… Sa vengeance risque d’être sanglante !
Si en plus, le tout nous est livré par un dessin beau et maitrisé avec un petit côté rétro, tout en étant nerveux et dynamique dans le trait, que demander de plus ? Certaines pages/cases sont de vrais petits tableaux, tant elles fourmillent de détails et de dynamismes… Les filles longilignes me rappellent un peu celle de Leiji Matsumoto et les parchemins narratifs au début et à la fin du 1er chapitre m’ont immanquablement fait penser à ceux du Maitre. Encore un hommage ?
Et le plus fort c’est que Eldo Yoshimizu n’est même pas Mangaka de métier ! D’abord spécialisé dans la sculpture, avec des œuvres exposées au Japon et à l’étranger, il décide en 2011 de se lancer dans le manga (le style Gekiga en particulier) en auto-publiant Ryûko.
L’édition proposée par le Lézard Noir est NICKEL ! Belle couverture rigide et moyen format, papier et impression de qualité. Et le tout pour moins de 20€, j’en redemande ^^
En bref : Un excellent premier tome (sur 2) d’un récit noir et immersif au ton adulte. Vivement la suite !
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