Très bizarre histoire d’un lycéen qui se retrouve le jouet d’une « camarade » aux sombres desseins pour ne pas finir comme premier souffre-douleur de sa classe et loser irrécupérable qui n’a pas de « copine »… ça oscille entre le fantastique et le thriller horrifique psycho-social : un bien étrange mélange qui peine à être crédible, ma foi…
En tout cas, c’est certainement « original » et ça suscite un curiosité tout aussi certaine dans le premier tome en attendant que cette bizarrerie se décante éventuellement par la suite… Le dessin reste tout à fait maîtrisé mais l’ensemble est déconcertant et… vraiment bizarre !
Dans le tome 2, c’est la suite des aventures du roi des losers, porcelet bien gras renifleur de petite culotte, manipulé par l’inquiétante Haruka, sa « copine » involontaire… Ce tome prend un tournant inattendu, quitte à perdre de vue presque totalement son intrigue initiale. Le manga se met en effet à suivre d’autres personnages encore plus losers, plus tarés et qui n’ont qu’un vague rapport avec ce qui est censé nous occuper…
On se retrouve ici devant une « invasion » à la petite semaine alors que la classe entière est devenue, elle aussi, très bizarre et qu’un flic commence inopinément à mener son enquête. On se demande où l’auteur veut en venir ou s’il a la moindre idée de ce qu’il est en train de faire… on aura la ou les réponses dans le prochain et dernier volume, je suppose !
Au moins, cela dit, on ne s’ennuie pas, le dessin reste agréable et efficace, toujours avec son côté volontiers sardonique… mais on reste sur sa faim tandis que ce volume 2 fait du surplace.
Le dernier tome de la mini-série tente de se rattraper aux branches dans sa dernière partie avec tout un lot (à prendre ou à laisser) d’explications et de révélations sur notre gros loser des familles. Il faut dire que l’auteur l’avait mis de côté dans le tome 2 pour se concentrer sur d’autres personnages qui ne faisaient pas progresser la trame, loin de là.
Il y a ici sans doute un message à l’égard de la jeunesse nipponne sur l’estime de soi et l’amour familial, l’éducation, le regard des autres et tutti quanti… mais c’est tellement nébuleux et maladroit, voire carrément inepte et naïf qu’on y prête aucune attention ; autant dire que c’est complètement raté.
La dimension « horrifique » est également ratée et globalement incohérente (après tout, les losers deviennent des… winners ! -avec un grand appétit certes…) et mélangée à ce fatras psycho-social à la petite semaine. Déception certaine donc pour une idée de départ de plus en plus mal développée au fil des 3 tomes. Le dessin reste néanmoins toujours fort convaincant, une assez maigre consolation.