Une blogueuse évoquait un manque de cohérence dans les premiers chapitres, et je comprends ce ressenti. Les débuts sont déroutants : de courts sous-chapitres s’enchaînent avec des sauts dans le temps qui rendent le fil conducteur difficile à saisir, surtout sur les trente premières pages. Puis, le rythme ralentit, la narration s’apaise et tout devient plus fluide.
Il est très touchant de suivre Aya, perdue dans ses sentiments contradictoires. Elle est attirée par Mitsuki, sans être prête à lui avouer quoi que ce soit. Elle pensait avoir un crush, puis une crush, puis une amie… Cette confusion est parfaitement retranscrite et, en tant que lectrice, je l’ai pleinement ressentie. Une chose est sûre pour Aya : elle veut intégrer Mitsuki à son groupe d’amis, malgré l’introversion et les peurs de cette dernière.
Le voyage scolaire s’annonce comme une belle opportunité pour faire tomber les barrières. Sumiko Arai continue de mêler mignonneries et thèmes plus profonds, notamment l’isolement et le rapport passionnel à l’art. Mitsuki et Joe ont tendance à se refermer sur leur passion, un aspect encore peu exploré mais prometteur.
Visuellement, le manga est superbe. L’alliance du vert et du noir apporte une vraie identité graphique et une profondeur bienvenue. En résumé, c’est une réussite : j’ai déjà réservé la suite et j’ai très hâte de la lire.
Ma chronique complète
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