Le début est un peu relou : on fait appel à des personnages des Gardiens de la Galaxie et on atterrit dans une situation incompréhensible si l'on n'a pas lu les récits précédents.
Mais rien de méchant : on comprend rapidement que le Silver Surfer a été aspiré par un trou noir pour être recraché à l’aube des temps et on embarque dans ce passionnant périple.
Le récit emprunte énormément à Dragon Ball. On y retrouve cette dynamique du héros affaibli, à l’orée de la mort, qui parvient miraculeusement à décupler ses pouvoirs par pur refus de perdre. Il y a même un clin d'œil évident au Genki Dama, cette énergie collective qui permet ici au Surfer d’accomplir des miracles pour s'extirper de situations désespérées.
La résolution offre un twist inattendu et brillant : le Surfer comprend enfin son rôle, acceptant sa place et la nécessité d’un équilibre cosmique entre la lumière et les ténèbres.
Visuellement, c'est une claque. Les dessins psychédéliques de Tradd Moore sont intenses et dévorent chaque millimètre carré de la page. Les couleurs font honneur à cette rage de vivre qui habite le Surfer. J’ai adoré.
Le scénario est sans doute encore plus plaisant quand on a du bagage sur les œuvres de Donny Cates (Venom, la mort de Thanos, Beta Ray Bill...). Ce n'est pas mon cas, mais ces lacunes restent finalement "peanuts" et ne m'ont pas empêché de prendre mon pied.
J’ai passé un très bon moment grâce à cette narration toujours un peu vertigineuse et ampoulée (propre au Surfer) faite de tourments et de noblesse, qui confond parfois profondeur et emphase 😅. Moi, j’adore.
Bref, un excellent récit. 9/10