Une sorte de Battle Royale dans et sur les gratte-ciel, lesquels sont isolés de la rue et reliés par des ponts suspendus (!)… Des gens masqués armés dégomment des gens non masqués ou les poussent au suicide (splaaatch…). La curiosité est donc à son comble lors des premiers volumes assez bien exposés…
On a certes aussi un peu de Gantz là-dedans mais un peu seulement et surtout la plus mauvaise partie, à savoir les questions sans réponse et les fausses révélations… mais c’est surtout la répétition des situations, le manque de progression de l’histoire, la stagnation générale de l’intrigue qui fatigue plus ou moins rapidement avec le lot d’incohérences qui l’accompagne… contrairement à Gantz qui savait maintenir l’intérêt quoi qu’il arrive.
Il faut dire que le ton est un peu trop adolescent ici avec notamment trop de petites ados au visage de poupée et une héroïne principale qui finit par énerver à la longue : on ne sait pas si elle est courageusement bête ou bêtement courageuse avec la témérité et la réflexion d’un roman à l’eau de rose, bien niais et limité. Trop lisse et trop tarte, cette cocotte donc !
Quoi qu’il en soit, j’ai arrêté au tome 7, car ça devenait vraiment trop chiant… mais il y a encore une tripotée de tomes à suivre… (21 en tout) qu’on ne suivra pas. En tout cas, si les jupes sont courtes, les petites culottes se font plus rares et ce côté trop mignon du dessin (qui reste assurément très bien fait) contribue à un énervement certain.
Mignon mais globalement en effet beaucoup trop con, ce manga en dépit de sa violence très convenue -presque syndicale- est vraiment trop plat et nunuche pour espérer convaincre.