Dans cette histoire accessoire de Terra Formars, l'on suit une partie de l’équipe russe avant qu’elle ne reparte vers Mars afin de trouver un vaccin -et accessoirement- de buter le plus de cafards possible !… Le manga d’origine était fort médiocre et très dispersé sur sa vingtaine de tomes mais ici en seulement deux tomes, on a quelque chose de bien plus concentré et focalisé exclusivement comme son nom l’indique sur le Commandant Asimov, un gros bourrin des familles, car s’il s’appelle « Asimov » et son petit prénom, c’est Sylvester ! (sic !)…
Autant dire que tu ferais mieux de ne pas énerver cette montagne de muscles qui doit en compagnie de ses collègues de travail enquêter sur la mafia russe (pléonasme) qui trafique des oeufs de cafards avec l’aide d’un ancien pote d’Asimov !
Quelques retours en arrière expliquent bien sûr la relation des deux anciens compagnons d’armes mais c’est franchement une histoire à la con avec une vengeance mal fagotée à la clé… et un prétexte pour de la baston enragée entre deux gros durs qui se mettent joyeusement sur la gueule !
Bref, ça ne pisse pas loin et ça resterait anecdotique et limité (bien qu’on ne s’y ennuie jamais, bien entendu) s’il n’y avait pas les collègues du gros bourrin Sylvestre, à savoir Ivan, l’ado un brin idiot et surtout sa grande soeur Elena, une bombasse indescriptible et Tatiana l’autre bombasse un peu plus… ou un peu moins, enfin une bombasse plus raisonnable si j’ose dire ! car un certain Boichi est aux commandes du dessin, l’excellent et si pervers (et osbcène) mangaka qui ne se prive jamais de nous livrer du fan service voyeur de très grande qualité... un régal !
Il faut dire que Boichi a encore progressé à cet égard mais pas seulement : les environnements, les armes, les muscles, les visages, les expressions, les courbes, les habits (ou le peu d’habits) les petites culottes, les mandales, le ciel, les bateaux surarmés, les missiles, les explosions… tout est parfait de précision et de clarté en même temps ! Terraformars n’était pas mal dessiné certes, mais ici avec Boichi, on est vraiment dans un autre monde… c'est splendide !
Ajoutons à cela un humour facile et très potache mais qui fait son effet ma foi et on a en définitive malgré une espèce d’intrigue inintéressante deux tomes finalement... agréables à suivre… et surtout à reluquer !