Un prêtre exorciste catholique dans un manga japonais ? Voilà, c'est fait.
Même si l'ensemble de l'histoire est un peu cliché, ou sonne comme un énième remake de tous les films sur l'Exorcisme depuis que Dick Smith a fait tourner la tête de Linda Blair, je dois reconnaître que ce manga a eu tout de même toute mon attention.
Premièrement à cause des dessins. Parvenir à transmettre le cauchemar de l'entité démoniaque à travers le dessin, c'est juste du talent. Les figures sont atroces, c'est comme si quelqu'un avait vomi sur un tableau de Francis Bacon.
Et deuxièmement, à cause de l'histoire de fond, que je pense aura plus de présence dans le second tome, celle de la tuerie de masse.
En effet, tandis que l'amoureux transit tente de retrouver sa bien aimée possédée et que ce prêtre passe ses journées à casser du démon, le récit s'ouvre sur un massacre dans un wagon de métro. Pendant que nous suivons nos personnages, nous voyons les journaux parler de cette tuerie, comme une sorte de musique de fond, le leitmotiv de l'horreur, pour nous avertir, " n'oubliez-pas la tuerie, on en reparlera", qui donne forcément, avec un certain génie, envie de lire la suite pour comprendre le rapport...