On reste clairement dans la lignée de The Nice House on the Lake, mais cette nouvelle série apporte davantage de profondeur. On ressent mieux les enjeux, notamment avec l’apparition de cette seconde maison.
D’un côté, il y a le cœur, représenté par la maison du lac où Walter a choisi les habitants non pas pour leurs compétences, mais pour qui ils sont en tant que personnes. De l’autre, la raison, symbolisée par la maison en bord de mer où Max n’a retenu que les meilleurs dans leur domaine, sans se soucier du reste. On assiste donc à l’affrontement de deux idéologies : le cœur ou la raison… mais, comme souvent avec James Tynion, les choses ne sont pas aussi simples qu’elles en ont l’air.
Tynion a vraiment un talent pour écrire des personnages complexes. Certes, ils sont nombreux et il est parfois difficile de tous les suivre, mais chacun est nuancé : rien n’est tout blanc ou tout noir. Comme souvent, l’histoire est assez verbeuse, mais un peu moins que dans les deux premiers tomes, ce qui rend le récit plus rythmé.
Côté visuel, les planches d’Álvaro Martínez Bueno sont impeccables et collent parfaitement à l’univers.
La tension monte de page en page, surtout à mesure que l’on comprend les véritables enjeux. Vivement la suite !